Promenons-nous #1…

…dans les bois :

Nos enfants se sont éloignés de la nature. Le temps passé à jouer en extérieur est en chute constante chez une génération de plus en plus élevée « hors-sol » pour reprendre l’expression de Richard Louv. Journaliste américain, auteur de nombreux ouvrages, ce dernier a identifié chez les enfants le « syndrome de manque de nature ».

Souvenez-vous de la cabane que vous aménagiez secrètement dans la nature, loin du regard des parents. Elle devenait le théâtre de toutes les batailles. Menées à coup d’arc et de flèches en branches de noisetiers avec les copains et les copines du quartier. Elle abritait votre journal intime. Vous y invitiez votre animal de compagnie préféré. C’est parce que nous avons eu cette enfance là que nous avons appris à tisser un lien particulier avec la nature.

Aujourd’hui les jeux sur écrans ont remplacé ceux de pleine nature pour toute une génération d’enfants. Désormais « élevés en chambre », ils n’ont presque plus aucun contact avec le monde naturel. Le temps passé à l’extérieur par nos enfants est en chute constante. Richard Louv, journaliste américain, parle de « syndrome de manque de nature » : hyperactivité, manque de concentration, et toutes sortes de troubles du comportement en découlent.

Il nous appartient dès lors d’amener nos enfants à redécouvrir le plaisir des jeux en extérieur :

« Contrairement à la télévision, la nature ne vole pas notre temps, elle l’amplifie. » Richard Louv

Paradoxalement la plupart des citadins souhaitent sensibiliser leur enfants à l’environnement. Mais trop souvent cette sensibilisation se traduit par des sorties muséales aux thématiques vaguement en lien avec la nature. La seule forêt que visitent les chers bambins est alors bien souvent faites d’écrans tactiles et d’animations en tout genre, où ils découvrent une nature virtuelle.  A Paris au Muséum d’Histoire Naturelle, il existe une salle dédiée aux enfants, remplie d’une muséographie numérique innovante : écrans tactiles, jeux interactifs, sont censés leur faire découvrir la biodiversité. Je ne sais pas si les petits visiteurs en retiennent quoique ce soit,  mais on y observe surtout une jungle d’enfants au bord de l’hystérie qui courent dans tout les sens en proie à une sur-stimulation. Touchant à tout et ne portant réellement leur attention sur rien !

Une image, si belle soit-elle, sur la façade d’un écran de tablette numérique, ne remplace pas l’immersion dans le milieu naturel. Il occulte toute une dimension émotionnelle et sensuelle du rapport à la nature. Observer une chouette sur un écran ne lui donnera jamais à votre enfant l’émotion qu’il pourrait avoir en se faisant surprendre par son envol au détour d’un chemin lors d’une promenade en famille.

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Le meilleur parc d’attraction pour vos enfants, la nature !

Devenir des petits aventuriers en herbe :

Affûts, jeux libres en forêt, ou petits crapahuts en campagnes voilà plein de belles occasions de ramener nos petits aventuriers en herbe dans la nature. Les enfants ont soif de découverte, et instinctivement ils se mettent à exercer leur faculté d’observation, développer leur créativité, ou encore leurs capacités motrices. Ce sont autant d’occasions pour eux de créer du lien, d’entrevoir le monde sauvage et de s’émerveiller.

Mais que peut-on faire en forêt par exemple ? Pour un enfant s’approprier la nature peut prendre des formes multiples. Observer des empreintes d’animaux pour deviner leur présence, partager un moment de complicité avec son animal de compagnie favori, ramasser des végétaux pour en faire des objets ludiques, ou observer les insectes, les possibilités sont infinies.

Voici quelques idées de jeux ou d’activités à faire en forêt :

Devient un petit naturaliste :

Equipement : un drap ou grand linge blanc et une loupe ( facultatif )

Promenez vous avec un petit drap blanc dans votre sac à dos. Si vous avez une loupe c’est encore mieux. Demandez à votre enfant de choisir un arbre. Placez le drap blanc en dessous et demandez lui de secouer l’arbre ou l’une de ses branches. Surprise ! des petits insectes tombent. Laissez le observer les petites bébêtes et vous serez surpris de voir à quel point cela peut le fasciner. Les enfants ont une étonnante capacité à s’approprier les éléments du monde naturel. Les petits insectes pourraient bien devenir les personnage d’une histoire qui l’emportera quelques instant ou tout simplement éveilleront-ils sa curiosité et il vous posera mille questions.

Jouer à l’écureuil :

Equipement : un petit sac en tissus si possible et des glands.

« Le savais-tu ? Les écureuils font des réserves de nourriture durant l’automne afin d’avoir de quoi se nourrir tout l’hiver. Mais pour éviter de se faire dévaliser son garde-manger, monsieur l’écureuil, très malin, cache ses provisions un peu partout dans la forêt. Il a plein de cachettes ! Des mois plus tard il doit être capable grâce à se mémoire de retrouver ses provisions.

L’idéal est de jouer à plusieurs. Imagines que tu es un petit écureuil à l’automne, et ramasse des glands. Une dizaine suffit. tu les mets dans ton sac. cache ta récolte dans différents endroits ( sous une pierre, dans la terre, dans un trou d’arbre…) prend des repères pour te souvenir de l’endroit où tu as enterré ton butin. Puis tout le monde part en promenade. Au retour seras-tu capable de retrouver les glands ? L’écureuil lui les retrouve grâce à son odorat. Toi tu devras compter sur ta mémoire et tes capacités d’observation.  »

Vous pouvez en profiter pour expliquer à votre enfant ce qu’aime manger un écureuil. Les glands ne sont pas sa seule nourriture. Il a d’autres mets favoris : les champignons, les noisettes, l’écorce des arbres ou encore les bourgeons, et les fleurs. Certains sont même friands d’oeufs d’oiseaux ( Jeu inspiré de l’Ecole de la forêt de Peter Hougton&Jane Worrol ).

Cueillette d’aliments sauvages :

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Attention, surveillez bien votre enfant afin qu’il n’aille pas vers des plantes toxiques. Heureusement il y a dans les bois des plantes comestibles très faciles à identifier. Les châtaignes ou les mûres par exemple ! Elles peuvent être cuisinées en purée, confiture, ou tarte pour les mûres. Ces dernières sont également délicieuses en crème glacée :

Recette de crème glacée à la mûre sauvage des bois :

Bien laver les mûres ( c’est très important car en forêt l’urine de certains animaux sauvage peut déposer des germes sur les fruits qui engendre des maladies chez l’homme.) Une fois bien rincées, les mettre en congélateur. Une fois congelée, les sortir et les passer au mixeur mélangée à du yaourt. Y ajouter du sucre à convenance, ainsi qu’un peu de poudre de vanille.

Autre plantes à cueillir : les grappes de fleurs d’acacia font de succulents beignets.  les feuilles pissenlits délicieuses revenues dans une poêle !

Pour les plus grands, vous pouvez également attirer leur attention sur les traces de la vie sauvage. Lancez lui un défi : « Trouve dans la forêt des indices qui te montrent que des animaux sont passés par là : terriers de blaireau, empreintes de cervidés, ou plumes … »

« Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? Pierre Rabhi.

Pour compléter votre lecture je vous invite également à lire : Enfants en manque de nature paru sur le Podcast Journal.

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